L'équipe du Pr Spector du King's College de Londres met en évidence le côté imaginaire du fameux "point G". Les chercheurs n'ont en effet trouvé aucune trace réelle de cette zone érogène féminine.

L'étude a porté sur 1804 femmes âgées de 23 à 83 ans faisant partie d'un couple de vraies ou fausses jumelles. Le choix des jumelles tient dans le fait qu'elles partagent soit la totalité, soit une partie de leur patrimoine génétique. Certaines femmes affirmaient avoir trouvé leur point G, mais pas leur jumelle, alors que toutes deux partagent les mêmes gènes. Pour le Pr Spector, le point G serait donc subjectif.

Ce dernier se définit comme une concentration de terminaisons nerveuses situées dans le vagin. Si cette zone est activée, le plaisir sexuel serait intensifié. Son existence réelle a toujours été l'objet de débats entre les scientifiques, et l'étude du Pr Spector est la plus grande jamais menée sur cette question. Découvert en 1950 par le Pr Grafenberg, le point G a été popularisé par la sexologue Beverly Whipple en 1981.

Celle-ci a déclaré mettre en doute les résultats de cette étude car les jumelles n'ont pas les mêmes partenaires sexuels. De plus, l'étude ne prend pas en compte les femmes lesbiennes ou bisexuelles, de même que les différentes pratiques et techniques sexuelles.

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